Membre de l'association Libérale-Égalitariste

samedi 4 février 2012

L’inefficacité ou la dangerosité du vaccin contre la rougeole, l'exemple du Malawi.


J'avais déjà lu plusieurs textes concernant les effets néfastes des vaccins. Beaucoup d'individus allant même jusqu'à affirmer que "La grippe espagnole de 1918 était due aux vaccins", j'ai ensuite fait la lecture de "Tétanos, supercherie ou pas? La balance risques/bénéfices du vaccin anti-tétanique", suivi de "Tout ce que vous devez savoir sur la rougeole, mais que l’on ne vous dit pas". Peut-être est-ce dû au fait que plusieurs membres de ma famille œuvrent dans le domaine de la santé, j'ai d'abord resté perplexe face aux critiques des campagnes massives de vaccination. J'ai donc décidé d'entammer moi-même des recherches en ce sens, dans le but d'offrir une position qui pourrait confirmer ou infirmer les arguments de ceux qui dénoncent les vaccins.

J'ai concentré ma recherche particulièrement sur le cas d'épidémie de rougeole au Malawi. Pourquoi? Simplement parce que par une simple recherche sur google au sujet des vaccins, le premier texte que j'ai trouvé fut "Malawi : déjà trois millions d'enfants vaccinés contre la rougeole" de Médecins Sans Frontières. On y apprend que "la plus importante [épidémie de rougeole] depuis 13 ans" sévit présentement dans ce pays. Ensuite, selon le site de la Banque Mondiale, j'ai découvert que le taux de vaccination contre la rougeole, au Malawi, avait passé de 83% en 2007 à 93% en 2010. Alors comment expliquer cette épidémie de rougeole, dans un pays où toujours plus d'enfants sont vaccinés pour la prévenir?

Dans le texte de Médecins Sans Frontières cité plus haut, on apprend que plus de 22 000 cas ont déjà étés déclarés. Dans un pays où "45% de la population est âgée de moins de 15 ans", j'ai d'abord pensé que le taux de naissance avait pu augmenter drastiquement dans les dernières années. Une simple recherche sur internet m'a fait écarter cette hypothèse. Le tableau qui suit démontre, au contraire, que le taux de natalité a fortement baissé de près de 15% depuis 1975.




J'ai ensuite pensé que ce pouvait être relié au niveau de vie de la population concernée. Une population pauvre et affamée est nécessairement plus fragile aux épidémies... Mais l'approfondissement de l'analyse des statistiques fournies par la Banque Mondiale démontrent que le taux d'alphabétisation a toujours été en hausse dans la période étudiée, passant de 64% en 1998 à 74% en 2009, et que le ratio de pauvreté a diminué de 65% en 1998 à 52% en 2004. En plus de ces statistiques encourageantes, l'espérence de vie au Malawi a augmenté d'un ans à chaque année, passant de 49 ans en 2005 à 53 ans en 2009. La seule donnée qui aurait pu favoriser l'épidémie de rougeole au Malawi est le taux d'urbanisation, qui est passé d'environ 14% à près de 20% dans la période de 1998 à 2010. Mais encore là, je ne penses pas que cet exode vers la ville puisse expliquer l'explosion fulgurante de la maladie, dans un pays où plus de 90% de la population est vacciné contre cette maladie.

J'en suis venu à la conclusion que la vérité logeait probablement d'avantage dans le camps des sceptiques. Si le vaccin anti-rougeole n'est pas dangereux ou même directement lié à l'explosion de rougeole au Malawi, on peut au moins conclure que son efficacité est faible, voir même nulle. Dans mes recherches, j'ai également découvert que le développement des infrastructures publiques au Malawi avait stagné depuis le début des années 2000. En terminant, on peut donc conclure avec certitude qu'au lieu de dépenser des millions de dollars pour des vaccins dont l'efficacité est douteuse, l'investissement aurait dû être fait pour faciliter l'accès aux services publiques des malawiens.
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dimanche 8 janvier 2012

Réplique à la "Lettre ouverte au Réseau Liberté Québec et à CHOI FM" de Julien D. Proulx


Ho, la! Depuis quand être communiste, marxiste, socialiste… devrais faire abandonner les avancées technologiques et….avoir les cheveux longs? C’est certain que si tu prends les khmer rouges comme modèle…

Wow, je suis encore sur le choc de l’énormité des préjugés et sophismes présents dans ce texte, et ce, autant par rapport aux communistes qu’aux libertariens! Méchante déformation de la théorie! En fait, le communisme, issu du marxisme, prône justement la répartition à chaque individus des fruits de la technologies, afin de le libérer du travail routinier et aberrant. Je n’ai pas de iPhone, mais j’aime bien m’habiller, la bonne bouffe, la musique, je suis passionné d’électronique et de production autonome d’énergie, etc… Cela ne va pas à l’encontre de mes positions économiques et politiques, ni de la théorie marxiste.

Mais d’une certaine façon, je comprends ce que vous voulez dire. Je me considère plus marxiste (et même libéral-égalitariste pour être plus précis) que communiste, justement à cause de la bande de fainéants fanatisés qui se prennent pour des théoriciens communistes, mais qui sont en fait des chauvins qui n’ont probablement jamais ouvert un livre de Karl Marx!

Vous avez beau répéter ad nauseam que vous étiez un communiste, je n’en crois pas un mot! Ce n’est pas le genre de chose qu’il suffit de prétendre être pour le devenir. Pourquoi? Parce qu’être communiste (ou plutôt marxiste), ce n’est pas un amalgame de valeurs, mais un constat qui succède une panoplie de questionnements économiques, politiques, psychologiques, historique…

Un vrai « communiste » ne peut redevenir capitaliste par la suite, car il a compris que le capitalisme, la période de concentration et de monopolisation du capital social, n’est que passagère. Cet individu sait que le capitalisme porte en lui « les bourgeons de sa propre destruction » pour paraphraser Marx. Un vrai communiste sait que :

1)L’industrialisation fait que de moins en moins de travail et de moins en moins de ressources naturelles sont nécessaires pour produire toujours plus de biens (une seule machine peut remplacer 500 travailleurs). L’informatisation vient quintupler cette productivité. Donc, le besoins en travailleurs pour produire les marchandises courantes sera toujours moindre, à mesure que la technologie (machinerie, informatisation, etc.) incorporera l’ensemble des secteurs de production.

2)Considérant le point 1, les économies évolueront constamment vers des économies de services. Cette transformation est déjà bien avancée pour les pays du nord; les pays du sud étant ralenties par la compétition capitaliste (non partage des nouvelles technologies, innovations et procédés).

3)Les tâches sociales employées au service (médecin, pompier, police, vétérinaire…) et à la recherche (astronaute, scientifique en laboratoire…) sont les plus convoités, mais sont également celles qui génèrent le moins de capital social.

Un vrai marxiste sait que le système dans lequel nous vivons ne pourrait perdurer indéfiniment. Un vrai marxiste ne se contente pas de répéter machinalement ce constat, mais l’a assimilé, le comprends et en a tirer les conclusions, ce qui manifestement n’est pas votre cas.

Je ne vous connais pas. Mais je ne serais pas surpris d’apprendre que vous êtes en fait un militant du réseau-liberté-québec ou même des libertariens depuis bien plus longtemps que vous ne le laissez entendre. C’est la conclusion que j’ai eu à constater le peu de jugement personnel que vous aviez face à quelque chose dont vous vous réclamiez auparavant mais que manifestement, vous ne compreniez pas du tout (et le constat est probablement semblable pour ceux avec qui vous avez fraternisé).

André Franc-Shi

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Lettre originale de Julien D. Proulx :

Droitistes, droitiste(e)s du RLQ (j’suis gau-gauche hein ?)

Je vous lance un appel à l’aide. Récemment, j’ai remis plusieurs de mes amitiés en question. Je suis ce que beaucoup d’entre vous appelez un communiste. J’ai fréquenté des associations étudiantes, et j’ai déjà eu les cheveux longs. Avec le temps, je me suis fait de très bons amis.

Mais là j’ai un problème. Je veux devenir riche.

Je veux devenir riche parce que j’ai un iPhone. Déjà que les plus sensibles de mes amis communistes respectaient plus ou moins mon envie et mon droit légitimes d’amasser des biens matériels, je ne crois pas qu’ils me pardonneront mon intention de me bâtir un capital (Telus m’a coupé la ligne, j’ai une bonne excuse).

De toute façon, je ne me reconnaissais plus en plusieurs d’entre eux. Bien que j’appuie FORTEMENT l’idée principale derrière le mouvement, j’ai souvent tourné à la dérision Occupy Montreal lorsque confronté à certaines de leurs décisions. En plus, je ne suis plus capable d’être témoin de masturbation intellectuelle de la part de certains illuminés en manque d’attention. Excusez le juron, mais ça manque crissement de pragmatisme des fois.

Vraiment je ne me reconnais plus là-dedans. J’aime bien m’habiller, je suis un fan d’arts martiaux mixtes et j’adore les restaurants chics. Je me parfume aussi. Pire, je me lave quotidiennement depuis 2009, il est temps que je passe à autre chose.

Je suis donc un orphelin politique. J’ai eu des accrochages avec certains d’entre vous, mais je vous demanderais de me laisser une chance. Je veux changer d’entourage et je suis ouvert aux propositions.

Nous avons d’ailleurs des points en commun. Sous sa forme actuelle, je trouve l’État incroyablement lourd. Payer autant d’impôts pour une bureaucratie aussi inefficace m’horripile. Je trouve la Charia dérangeante et j’ai trouvé tous les Texans que j’ai rencontrés dans ma vie vraiment sympathiques (on a parlé de football et de bonne bouffe).

Surtout, notre plus grand point en commun en est un d’importance : je tiens mordicus à ma liberté individuelle, au moins autant qu’à la liberté collective.

J’ai analysé plusieurs fois vos propositions économiques et je les ai trouvées très drastiques. Tout cela ressemble à un calvaire pour tout ce qui n’est pas déjà propriétaire d’entreprise prospère.

Souvent, quand je vous fais part de cette crainte, vous soulignez qu’un petit pseudo intellectuel comme moi qui se permet de tout commenter devrait mieux connaître le système économique. Pourtant je crois l’avoir très bien assimilé puisqu’il n’est pas si compliqué.

Je déteste me faire prêter l’intention de « jouer la police intellectuelle », alors ne le faites pas s’il vous plait. Je vous explique mes réserves : Lorsque que je vois l’admiration que certains d’entre vous portez à la droite américaine et plus précisément au Tea Party, je me questionne. Vous comprendrez que, sans dire que vous approuvez, mon intelligence est pas mal insultée quand je vois un leader connu de la droite balayé du revers de la main, comme si rien n’était, la théorie de l’évolution. Ce ne serait peut-être pas si pire s’ils arrivaient avec des faits pour infirmer ce qui est devenu une certitude pour la plupart des grands scientifiques de ce monde. Mais le Créationnisme ? Non. Ça y est. Mon intelligence est insultée.

Et là vous allez me répondre : « C’est les extrémistes aux États-Unis qui sont comme ça, jamais tu ne nous entendras répéter de telles sottises ». Et bien, ça ne me rassure pas pour une cenne. En fait, en lisant les propositions économiques de votre organisation, dont certaines de Joanne Marcotte, une de vos membres les plus influentes, je vois une réplique quasi-exacte des propositions du Tea Party, expliquées « doucement » à un Québec historiquement de centre-gauche.  Je ne suis pas à l’aise avec l’idée d’épouser les propositions économiques drastiques proposées par des fous furieux (parce que c’est de même qu’on appelle les gens qui essaient de faire gober le « Créationnisme » à leur population) même si vous m’expliquez sans cesse que mes craintes ne sont pas fondées, et qu’elles sont dues à ma supposée méconnaissance du système économique.

Bien sûr, vous pourriez me rétorquer que je donne dans la démagogie ici, en utilisant ces exemples typiquement américains, pour invalider vos propos. Vous pourriez même faire un lien avec mon article précédent, dans lequel j’accuse deux leaders de la droite de démagogie.

À ces potentiels reproches, je réponds : Utiliser l’apparence physique de quelqu’un pour invalider son propos est très différent d’utiliser ses profondes déviations religieuses et intellectuelles.

Soyez indulgents. Je laisse de côté mes amis universitaires gauchistes pas propres qui fument du pot, j’aimerais qu’on m’explique en échange pourquoi je devrais placer ma confiance en des chrétiens fous braques ou des animateurs de radio qui me traitent de « pêteux » à répétition parce que je suis originaire d’une grande ville où on a bâti une salle d’orchestre. En gros, je l’avoue, je ne vois pas comment est-ce que je peux accorder de la crédibilité à un gars qui demande ma confiance, en même temps de me prendre pour le dernier des imbéciles, vous voyez ?

Lorsqu’on additionne ça avec la façon dont vos idoles nient l’existence de changements climatiques, ou affirment que l’homosexualité est une maladie, je ne suis vraiment, mais vraiment pas sûr de vouloir quoi que ce soit en commun avec vous, idéologiquement parlant. Je ne pense pas avoir à expliquer trop longuement pourquoi je questionne les intentions réelles de gens qui essaient de nous enfoncer de telles aberrations dans la gorge. Pis ça va me prendre plus qu’un animateur de radio aux propos douteux qui me donne une leçon d’économie pour me convaincre que les propositions économiques de ces gens-là m’aideront réellement à régler ma facture Telus.

Sinon, on jasera de football ou de bonne bouffe…

P.S. Bien sûr, j’ai évité de mentionner certaines citations complètement loufoques de certains de vos leaders ou militants québécois, entre autre à CHOI FM, où il est facile d’en trouver, pour ne pas nuire à notre potentielle future amitié.


Source : http://www.turbopatente.com/2012-01-02/critique/lettre-ouverte-au-reseau-liberte-quebec-et-a-choi-fm
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mercredi 9 novembre 2011

Les 'Chinois' n’ont AUCUNE raison de nous aimer. L'Occident s'obstine à se faire des ennemis.


Je reproduis ici un texte de Pierre JC Allard, publié sur son blog "Nouvelle Societe" et intitulé "Chine. Désolé pour les narcos…".


Je ne vous parlerai pas vraiment de la Chine. C’est trop grand, c’est trop vieux et ce serait trop long. Juste un mot sur la contrition parfaite et les indulgences que m’inspire la superbe photo de Michel Euler de Reuters que l’on voit ci-dessus. Je parlerai seulement d’UN aspect de notre relation avec la Chine. Il y en a d’autres. A ceux qui veulent en savoir plus ou comprendre mieux, je suggère de lire au moins cet article de Wikipedia.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chine
 
Pour ceux qui ne lisent que la première ligne des affiches, même quand on y a dessiné un crâne et des tibias, je vais résumer ce que nous avons fait en Chine au milieu de XIXe siècle. Ainsi, vous ne tomberez pas de nues, si un jour on vous frappe et que vous ne savez pas qui qui vous a frappé ni pourquoi. Surtout, vous de crierez pas à l’injustice.

Pour comprendre notre relation avec les Chinois (les Hans seraient plus exact, mais « Chinois » est plus simple) il faut d’abord comprendre qu’ils on été – sans solution de continuité de leur identité culturelle – contemporains de Sumer et des 26 dynasties egyptiennes, des Asssyro-babyloniens, des Perses, des Grecs, des Romains, des Chrétiens (durant une séquence de 265 papes de Pierre à Benoit), des Arabes, des Turcs … et enfin de notre civilisation occidentale. En fait, les Chinois ont toujours été là. Pas nous.

Ils ont été là et bien présents, puisqu’ils représentent encore 20% de l’humanité et que, depuis 5 000 ans que nous, humains, savons lire, c’est leur culture qui a été en tête du peloton presque tout le temps. Ils ont inventé presque tout, du papier à la boussole et à la poudre à canon. Ils ont été les plus riches, ils ont constitué les États les plus puissants et la moyenne de QI des Chinois surpasse la nôtre de 7 centiles… sur des test que c’est pourtant NOUS qui avons construits…

Avec les révolutions industrielle, américaine et française, est née vraiment notre civilisation « occidentale ». Elle s’est mise aux stéroïdes « science » et « techno » et nous avons pris sur les Chinois une bonne longueur d’avance. Mais il faut se souvenir que notre hégémonie occidentale n’a encore duré que le temps de la 18e des 26 dynasties égyptiennes…  Notre civilisation n’a duré que 5% de de qu’a duré celle de la Chine et elle semble déjà bien essoufflée…  Notre avance n’aurait-elle été qu’un intermède ?

Ce n’est pas impossible, car la Chine, qui semblai dormir et qui démarre en trombe, ça ressemble drôlement à Schumacher qui sort du pit stop et qui remonte la file de ceux qui l’avaient dépassé pendant qu’on changeait ses pneus…!  Nous sommes peut-être la petit sportive impertinente qui a pris la tête du peloton qui s’est constitué pendant que la Chine n’était pas dans la course … et il semble bien que la Chine va nous doubler sous peu.

Question importante: va-t-elle le faire en douceur… ou nous percuter méchamment et nous sortir de la route? Bonne question à se poser, car les Chinois ont quelques raisons de ne pas nous aimer… Et ce n’est pas pour rien que le président Sarkozy a ici l’allure d’un pénitent. On ne s’est pas bien conduit avec la Chine.

C’est qu’on se connaissait depuis longtemps, Chinois et Occidentaux, mais on ne se fréquentait pas tellement. Quelques missionnaires Portugais, mais rien de bien marquant… On ne s’entendait pas mal… Mais un jour, nous leur avons envoyé nos narcotrafiquants. Quand nos marchands sont arrivés en Chine, les Chinois avaient du thé, de la soie et de la porcelaine que nous voulions et ils ne voulaient rien de ce que nous avions. Triste. Alors on a cherché…  et on a trouvé. Nous leur avons vendu de la drogue.

Quand nous Occidentaux sommes arrivés en Chine, l’opium n’y était connu que comme analgésique. C’est nous qui leur avons montré à y prendre plaisir. Nous sommes devenus les « pushers » des Chinois. Trafic de drogues. Un idée géniale, car, acheté en Inde, l’opium pouvait être vendu en Chine 10 fois plus cher. Il y avait là bien du fric a faire. Comme aujourd’hui la coca de la selva péruvienne peut devenir cocaine et faire gagner bien du fric sur les trottoirs de New-York…

Les Occidentaux, Anglais en tête, ont donc vite compris et ils ont établi dans la Chine des dix-huitième et dix-neuvième siècles un narcotrafic dont la croissance a été spectacuaire. 200 caisses d’opium vendues en Chine en 1729, 40 000 caisses en 1838 … By Jove, how the money rolls in !

Super ! Mais en 1838, on a 2 millions de drogués en Chine …  Le gouvernement chinois n’apprécie pas. Il n’apprécie pas du tout de troquer sa soie et son thé pour cette drogue, car l’opium n’est pas le cannabis. L’opium, c’est lancêtre de la morphine et de l’héroïne. C’est la drogue dure qui peut tuer et tuer vite.

Prohibition, donc, mais le dealer, ici, c’est l’Empire britannique. Difficile de lui passer les menottes… Vous ne voulez pas que vos gens s’empoisonnent ? Entrave à la liberté du commerce, disent les Britanniques… Nous sommes pour le libre échange…. Ca sonne familier ?   Eh oui.. !  Alors discussions, disputes, canonnières… Les Anglais vont faire à la Chine la Première Guerre dite de l’Opium (1839-42).

Les Anglais vont faire la guerre à la Chine, pour garder le droit de s’enrichir à faire mourir des Chinois. Moralement discutable, mais ils vont gagner cette guerre, car les Chinois sont riches et n’ont pas l’instinct prédateur des espèces menacées. Ils sont pacifiques, conciliants… civilisées. La Chine a depuis longtemps dans son coin du monde la bonasserie des gros chiens qui n’on pas à mordre pour être respectés.

Ils ne semblent pas vouloir comprendre qu’on puisse leur faire la guerre. Les « guerres de l’opium » – car il y en aura une autre de 1856 à 1860 et, sous un autre nom, une troisième en 1900 – seront donc pour la Chine une séquence de surprises, de défaites, de pactes rompus, de provocations insupportables, de duperie subies et d’humiliations sans fin…

Les Occidentaux, devenus narcotrafiquants et bien armés, vont obtenir à la pointe du fusil d’abord qu’on tolère, puis finalement qu’on légalise leur commerce de l’opium. Ils passeront aussi, les armes à la main, des « traités inégaux » qui leur cèderont de petits morceaux de la Chine d’où ils en corrompront tout le reste, exploitant commodément dès 1878 un marché de 100 000 000 de drogués et y vendant en 1888 10 000 TONNES d’opium par an ! Voyez le lien ci dessous pour un compte rendu de l’évolution institutionnalisée de ce trafic.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_guerre_de_l’opium (et seq)
Une affaire en or, la drogue. On ne trouvera plus lucratif qu’au XXe siecle, quand les banksters découvriront qu’on peut, en collusion avec l’État, simplement créer de l’argent, se le répartir entre amis et acheter tout ce qu’on veut. Au XIXe  siècle on en est encore au bassement matériel, ce qui veut dire piller et voler physiquement.

Il y a beaucoup à voler et à piller en Chine ou à s’offrir avec le profit de la vente de la drogue. Il suffit d’avoir la force et de faire les règles. La Chine est faible et c’est le pactole.  À l’Angleterre, chef de meute, se joindront donc d’abord la France, puis les USA et la Russie… Ensuite, viendront participer à la curée l’Allemagne, l’Austro-Hongrie, l’Italie… Même le Japon sera invité ! Nous y étions tous pour piller la Chine.

L’Occident est entré en Chine pour des raisons ignobles et s’y est conduit en narcotrafiquant. Pas en trafiquant un peu « Robin des bois », comme Pablo Escobar qui bâtissait des écoles en Colombie, ou comme Khun Sa qui assurait l’ordre dans le Triangle d’Or, une région frontalière où il n’y avait pas d’autre ordre que le sien. Non. En Chine, les Occidentaux ont été les narcotrafiquants méchants à moustaches des films de kung-fu. Ceux qui tuent, qui pillent, qui vandalisent par plaisir en ricanant.

Les Chinois n’ont pas de raisons de nous aimer.

Un exemple seulement. En octobre 1860, durant la Deuxième Guerre de l’Opium, Français et Anglais ont décidé de bruler l’Ancien Palais d’Été près de Pékin (Beijing).  Saprebleu ! Il fallait bien leur enseigner le respect aux Chinetoques, n’est-ce pas ? C’était une merveille du monde. Versailles, mais en plus gros.

Il fallut trois jours, à 3 500 soldats, pour tout brûler de l’Ancien Palais d’Été et il en restait encore un peu… qu’on détruira d’ailleurs 40 ans plus tard, dans un dernier accès de vandalisme.

C’est ce qui serait arrivé du Louvre et du meilleur de Paris, en 1944, si les instructions de Hitler avaient été suivies. A Paris, c’est un officier allemand, Choltitz, qui a empêché la destruction ; il n’y a pas eu d’officier français ou anglais pour empêcher la destruction du Palais d’Été. Nous avons été les barbares.

« Deux bandits sont entrés dans le Palais d’Été. L’un a pillé, l’autre a incendié (…) Devant l’Histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre »  Victor Hugo

Ce mépris pour la Chine dans les faits va se developer dans la literature à la fin du siècle, avec Rudyard Kipling qui se plaint du « fardeau de l’homme blanc” qui doit prendre en charge tous ces sauvages multicolores…  Ce mépris va culminer et cibler la Chine avec “Unparalleled invasion ” de Jack London, écrit en 1914, qui explique comment on exterminerait cette vermine chinoise en lui transmettant la peste, si un jour elle causait des ennuis…
Les Chinois n’ont pas de raisons de nous aimer.

Quant je vois Sarkozy, l’ayant-droit, héritier des narcotrafiquants qui ont brulé le Palais d’Été, s’incliner bien bas et sembler demander pardon au Président de la Chine, je suis, toute honte bue, partagé entre deux (2) sentiments et je me pose deux (2) questions:

La première, c’est de me demander si l’Occident a vraiment la contrition et le ferme propos.

Ceux qui veulent un New World Order et qui bombardent maintenant l’Iraq ou la Libye à l’uranium appauvri, ne pensent-ils pas exactement la meme chose que London au siècle dernier ?  Ne cogitent-ils pas un même projet d’extermination, quand ils répandent cette nouvelle peste qui tuera indéfiniment les generations futures de ceux qui ne sont pas “nous” ?

Peut-on croire que nos dirigeants aient une vraie contrition ? Tt un autre ferme propos que celui que leur impose la défaillance annoncée de leur pouvoir de nuire ? Méritent-ils la moindre indulgence ? Et nous, qui leur avons donné mandat de nous représenter, en méritons-nous, quand nous leur gardons ce mandat ?

La deuxième question, c’est celle qui me fait peur. Qu’en sera-t-il de nous si cette Chine, à qui nous avons fait tant de mal, retrouve toute sa force et n’a pas l’incroyable générosité de nous donner malgré tout cette absolution que nous ne méritons pas ?

Pierre JC Allard
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jeudi 27 octobre 2011

La chute de Kadhafi et la reconquête de la Libye par les banquiers occidentaux et le groupe Rothschild.


Les médias ont beau nous présenter l'invasion de la Libye comme une libération par les révolutionnaires de Benghazi, il est évident pour nous qu'il ne s'agit ici que d'une prise de contrôle occidental. Le 21 février, il y a plus de 9 mois, la déroute des forces pro-Kadhafi était telle qu'ils devaient déjà employer des mercenaires et des avions de chasse pour mater les aspirations révolutionnaires. L'islamo-fasciste Kadhafi, ami de Ceaucescu, complice de Foccart, Houphouet-Boigny et de Blaise Compaoré, assassin de l'égalitariste Thomas Sankara, utilise contre son peuple les mêmes méthodes fascistes qu'il a testé au Libéria et en Sierra-Leone.

«Les gens sont tués, Kadhafi paient des gens pour tuer les Libyens», explique en anglais un ancien «colonel de l'armée» qui souhaite garder l'anonymat. L'homme, un simple cartable à la main, ancien responsable de la sécurité, refuse d'être filmé et décrit une «situation très mauvaise depuis la nuit dernière» avec des mercenaires «venus d'ailleurs» à la solde de Kadhafi et «qui tuent les gens». Des avions de chasse tirent sur la foule selon la chaîne de télé Al-Jezira qui citent de nombreux témoignages concordants. Selon le correspondant d'Al-Jezira à Malte, le pilote d'un des avions libyens arrivés plus tôt dans la journée serait un colonel, à qui on avait demandé de bombarder les manifestants à Benghazi. Il aurait refusé et du coup aurait fui la Libye. Un autre témoin à Fachloum a indiqué que des hélicoptères avaient survolé le quartier pour faire descendre des mercenaires africains armés, qui ont tiré sur toutes les personnes se trouvant dans la rue.

Alors que dans une conférence de presse Oana Lungescu, la porte-parole de l'OTAN, affirme à deux reprises qu'elle agit uniquement dans le cadre du mandat de l'ONU-115, certains observateurs jugent que le rôle militaire de l'OTAN a dépassé la simple protection des civils, notamment par le déploiement au sol de forces spéciales et dans l'aide aux rebelles en-dehors de la simple protection des civils. C'est pour cette raison que l'annonce par les impérialistes de leur immixtion dans les affaires intérieures libyenne, de leur appui aux Islamistes radicaux de Benghazi, ont eu pour effet de COLMATER l'armée fidèle à Kadhafi. L'invasion de la Libye a eu l'effet contraire de celui souhaité, ou du moins avoué. Mais souhaité par qui? Le mobile est dévoilé par la chronologie : si le mobile réel de l'intervention avait été d'empêcher la victoire 'citoyenne' de la Révolution Libyenne. La chronologie exacte des événements devient parfaitement claire : au moment où la défaite de Kadhafi devenait certaine, au moment où l'insurrection allait prendre Tripoli, c'est à partir de CE moment-là que les USA et la France sont entrée dans la partie pour, avec l'aide de leurs amis du CNT de Benghazi, faire tout ce qu'il fallait pour amoindrir la force d’impact des révolte populaires des autres régions. Ici comme ailleurs, l'organisation en délégués révocables du peuple est une condition fondamentale de l'accouchement révolutionnaire le plus rapide et le moins douloureux. Que cela serve d'enseignement, en Libye comme ailleurs, il faut un gouvernement de délégués révocables pour remplacer l'actuel système parlementaire bourgeois corrompu et anti-démocratique.

Mais alors quels étaient les réels mobiles de l'invasion de la Libye par les occidentaux et les engins de la mort de l'OTAN? Kadhafi vendait déjà son pétrole à un prix aventageux pour l'occident. Il faut savoir que le contrôle de la monnaie et des banques d'un pays est essentiel à sa mise sous tutelle. On se rappellera que l'Irak de Sadaam Hussein avait été envahie peu de temps après que ce dernier ait décidé d'échanger son pétrole en EURO, au lieu d'utiliser le dollars US; que Hugo Chavez au Vénézuella et Mahmoud Ahmadinejad en Iran ont fait de même en s'attirant les foudres de Washington. Lorsqu'on comprend l'importance pour les capitalistes de contrôler la monnaie et les banques, on comprend leur insistance à vouloir influencer, voir contrôler les révolutions populaires : la guerre en Libye n'est autre qu'une lutte entre les banques (centrales et privées) de Rothschild et la finance islamique qui gagnait en force en Tunisie et en Libye et dont les 'anciens-dictateurs' voulaient répendre dans leur pays, au détriment des banques et investisseurs occidentaux.

Contrairement aux banques occidentales, la finance islamique ne pratique pas l’usure (pas de taux d’intérêt) et exige un investissement conforme à la charria c’est-à-dire respectant une éthique sociale et religieuse. Pas d’investissement dans la porno ou l'armement par exemple. Or la finance islamique était en plein développement dans le monde arabe et était très avancée déjà...en Tunisie! La famille Ben Ali avait même lancée un vaste complexe financier islamique, qui devait servir de tête de pont entre le Maghreb et l’Europe. Évidemment, la banque islamiste, Zitouna de son nom, a aussitôt été placée sous le contrôle de la banque centrale tunisienne (contrôlée par le groupe Rothschild) après le départ des Ben Ali. Une conclusion s'impose : on ne peut combattre une organisation qui possède le pouvoir d'imprimer de l'argent à l'infini comme ont les banques centrales. Il faut garder l'objectif de la destruction du système bancaire actuel comme prémisse à tout soulèvements populaires, sans quoi nous échouerons assuréement.


Sources : RevolisationActu et LeSouffleDivin
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mercredi 26 octobre 2011

Nous sommes à la recherche de VRAIS Islamistes pour lutter la RIBA et le crédit bancaire.



C'est un tabou social que même plusieurs Islamistes refusent d'admettre que le Coran interdit le prêt avec intérêt, traduit en arabe par le terme RIBA et que nous appellons affectueusement crédit ou prêt bancaire. Ne nous laissons plus tromper par les islamo-fascistes qui veulent imposer la charia au nom de l'Islam, mais qui refusent d'abolir la RIBA. Pourquoi ne le font-ils pas? Simplement parce qu'ils ont étés portés au pouvoir par les grands investisseurs financiers. Doit-on s'étonner qu'ils ne mordent pas la main qui les nourrient?

On ne peut pas défendre les valeurs du Coran de façon subjectives et morcellées sans en violer les fondements fondamentaux de respect de l'intégrité humaine. Pas étonnant que ces islamo-fascistes aient des interprétations douteuses de la place des femmes dans leur société.

Nous sommes donc à la recherche de vrais Islamistes, prêts à défendre les fondements d'une nouvelle société mondiale, qui aura aboli les banques sous toutes leurs formes. Peut-être serez-vous également séduit par notre projet libéral-égalitariste? Il y a environ 1.4 milliards de musulmans sur la planète adhérents aux valeurs du Coran. Je serais curieux de savoir quelle proportion d'entre-eux sont réellement en faveur de l'abolition de la RIBA.
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samedi 22 octobre 2011

Prévisions de la crise économique pour 2012 : Faillite de 10% des banques et concentration de l'économie.


Je vous partage un extrait de la revenu GEAB, du Laboratoire Européen d'Anticipation Politique (LEAP). Ça fait plus de 2 ans que je suis les publications de ce groupe de travail; jusqu'à maintenant, leurs anticipations économiques se sont révélées à plus de 80% justes. Ce texte a l'audace de souligner le malaise économique profond qui règne entre les grandes puissances, causées par la déchéance de la domination du dollars US.


Notre équipe [du LEAP] pourrait aborder ce sujet [de la crise économique] comme les médias anglo-saxons, le président des Etats-Unis et ses ministres, les experts de Washington et de Wall Street, et plus généralement les grands médias le font ces derniers temps à propos de tous les aspects de la crise systémique globale, c’est-à-dire en disant : « C’est la faute de la Grèce et de l’Euro ! ». Cela aurait évidemment comme vertu de réduire à quelques lignes cette partie du GEAB N°58 et de supprimer toute velléité d’analyse d’éventuelles causes aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Japon. Mais, sans surprise pour nos lecteurs, ce ne sera pas le choix retenu par LEAP/E2020. Etant le seul think-tank à avoir anticipé la crise et prévu plutôt fidèlement ses différentes phases, nous n’allons pas en effet abandonner aujourd’hui un modèle d’anticipation qui fonctionne bien au profit de préjugés dépourvus de toute capacité prédictive (n’oublions pas que l’Euro se porte toujours bien et que l’Euroland vient de réaliser son petit exploit d’enchaîner en six semaines les 17 votes parlementaires nécessaires pour renforcer son fonds de stabilisation financière). Alors, plutôt que de répercuter de la propagande ou du « prêt-à-penser », restons fidèle à la méthode d’anticipation et collons à une réalité qu’il nous faut dévoiler pour pouvoir la comprendre.

En l’occurrence, depuis des lustres, quand on pense « banques », on pense avant tout à la City de Londres et à Wall Street. Et pour cause, depuis plus de deux siècles pour Londres, et près d’un siècle pour New York, ces deux villes sont les deux cœurs du système financier international et les tanières par excellence des grands banquiers de la planète. Toute crise bancaire mondiale (comme tout phénomène bancaire d’envergure) prend donc sa source dans ces deux villes et y termine sa course aussi, puisque le système financier mondial moderne est un vaste processus d’incessants recyclages de la richesse (virtuelle ou réelle) développée par et pour ces deux villes.

La décimation des banques occidentales qui débute et va se poursuivre dans les prochains trimestres, phénomène d’ampleur historique, ne peut donc se comprendre et se mesurer sans analyser avant tout le rôle de Wall Street et Londres dans cette débâcle financière. La Grèce et l’Euro y jouent indéniablement un rôle comme nous l’avons analysé dans des GEAB précédents, mais ce sont ceux de facteurs déclencheurs : la dette de la Grèce, ce sont les turpitudes bancaires d’hier qui explosent sur la place publique aujourd’hui ; l’Euro c’est l’aiguillon de l’avenir qui perce la baudruche financière actuelle. Ce sont les deux doigts qui pointent le problème ; mais ils ne sont pas le problème. C’est ce que sait le sage et ce qu’ignore l’idiot d’après le proverbe chinois.

Pour anticiper l’avenir des banques occidentales, c’est en effet à Londres et Wall Street qu’il faut regarder, car c’est tout simplement là que le troupeau bancaire se rassemble et vient boire sa dose de Dollars chaque soir. Et l’état du système bancaire occidental peut se mesurer à travers l’évolution des effectifs des banques, de leur profitabilité et de leurs actionnaires. De ces trois facteurs on peut déduire assez directement leur aptitude à survivre ou disparaître.

La décimation des effectifs des banques
Commençons donc par les effectifs ! En la matière le tableau est bien sombre pour les employés du secteur bancaire (et même désormais pour les « stars du système bancaire ») : Wall Street et Londres annoncent sans interruption depuis la mi-2011 des licenciements massifs, relayés par les centres financiers secondaires comme la Suisse et les banques eurolandaises ou japonaises. Ce sont au total plusieurs centaines de milliers d’emplois bancaires qui ont disparu en deux vagues : 2008-2009 d’abord, puis depuis la fin du printemps de cette année. Et cette seconde vague monte en puissance au fur et à mesure des mois qui passent. Avec la récession globale désormais en cours, l’assèchement des flux de capitaux vers les USA et le Royaume-Uni consécutifs aux changements géopolitiques et économiques en cours, les immenses pertes financières de ces derniers mois, et les réglementations en tout genre qui progressivement « cassent » le modèle banco-financier ultra-profitable des années 2000, les dirigeants des grandes banques occidentales n’ont plus le choix : il leur faut à tout prix limiter leurs coûts au plus vite et dans des proportions importantes. La solution la plus simple (après celle consistant à surfacturer les clients) est donc de licencier des dizaines de milliers d’employés. Et c’est ce qui se passe. Mais loin d’être un processus maîtrisé, on constate que tous les six mois ou presque, les dirigeants des banques occidentales découvrent qu’ils avaient sous-estimé l’ampleur des problèmes et qu’ils sont donc obligés d’annoncer de nouveaux licenciements massifs. Avec le perfect storm politico-financier qui s’annonce aux Etats-Unis pour Novembre et Décembre prochains, LEAP/E2020 anticipe ainsi une nouvelle série d’annonces de ce type dès le début 2012. Les cost-killers du secteur bancaire ont de beaux trimestres devant eux quand on voit que Goldman Sachs, qui est également directement concerné par cette situation, en est réduit à limiter le nombre de plantes vertes dans ses bureaux par souci d’économies. Or, après les plantes vertes qu’on éradique, ce sont généralement les pink slips qui fleurissent.

La décimation du nombre des banques
D’une certaine manière, le système bancaire occidental ressemble de plus en plus à la sidérurgie occidentale des années 1970. Ainsi les « maîtres des forges » s’étaient crus les maîtres du monde (contribuant d’ailleurs activement au déclenchement des guerres mondiales), tout comme nos « grands banquiers d’affaires » se sont pris pour Dieu (à l’instar du PDG de Goldman Sachs ou au moins pour les maîtres de la planète. Et l’industrie sidérurgique fut le « fer de lance », la « référence économique absolue », de la puissance pendant plusieurs décennies. On comptait la puissance en dizaines de millions de tonnes d’acier comme on a compté ces dernières décennies la puissance en milliards USD de bonus pour dirigeants et traders des banques d’affaires. Et puis, en deux décennies pour la sidérurgie, en deux/trois ans pour la banque, l’environnement a changé : concurrence accrue, profits qui s’effondrent, licenciements massifs, perte d’influence politique, fin des subventions massives et in fine nationalisations et/ou restructurations accouchant d’un secteur minuscule par rapport à ce qu’il était à son heure de gloire). D’une certaine manière donc, l’analogie vaut pour ce qui attend en 2012/2013 le secteur bancaire occidental.


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dimanche 16 octobre 2011

Occupations du 15 octobre : la tribune est ouverte, que les échanges commencent!


De l'Amérique du Sud aux confins de l'Europe orientale, les indignés ont étés nombreux à démontrer leur solidarité en faveur d'une nouvelle organisation sociale. Alors que l'Europe a connu des succès mitigés (quelques centaines d'indignés à Paris, mais plusieurs milliers à Rome, Berlin, Londres et Madrid...), l'Amérique du Sud s'est démarquée, notamment au Brésil, avec ses foules immenses d'indignés.

À Montréal, environ 5000 personnes se sont rassemblées, l’ambiance y était enjouée et chaleureuse malgré le temps pluvieux et le vent tenace. Les policiers étaient présents, mais très discrets. À ma connaissance, aucun incident n'est survenu, malgré le fait que les autorités n'avaient pas étés informées du parcours de la marche et des événements en cours. Je déplore un peu le fait que le rassemblement ait été homogène, c'est à dire trop majoritairement d'origine québécoise et de la classe moyenne. J'aurais apprécié y retrouver d'avantage de groupes minoritaires, comme les autochtones ou les Haïtiens que le capitalisme a directement accablé tout au long de l'Histoire moderne. J'aurais apprécié y voir plus de gens qui subissent au quotidien les répercussions du capitalisme. Disons qu'on peut pas dire qu'on représentait le '99%' ici... Il semble que les gens n'ont pas encore pleinement prit conscience que le vecteur de pratiquement TOUS les désastres modernes provient de notre organisation économique. Par exemple, comment justifier que nous n'étions que quelques milliers, hier à Montréal, alors que nous étions plus de 200 000 dans les rues de la même ville, en 2003, pour dénoncer la guerre en Irak? C'est totalement illogique lorsqu'on prend conscience que la guerre en Irak a été déclenchée pour des raisons strictement économiques! Où étaient ces 200 000 pacifistes en cette journée du 15 octobre? Peut-être est-ce plus facile de s'indigner lorsqu'on peut associer "le mal" au visage de quelqu'un, comme celui de Georges W. Bush? Pourtant, Bush n'était qu'un homme parmi toute cette organisation mafieuse...

Le 15 octobre n'aura manifestement pas été le jour du grand soulèvement planétaire, mais plutôt un très bon départ de dialogue social en vu d'un nouveau cheminement collectif. Une quinzaine de tentes avaient été érigées au Square Victoria, à Montréal. Cela démontre quand même une certaine détermination. Merci à vous, dignes indignés du monde, pour votre acharnement à combattre les injustices et l'usage de votre lucidité pour identifier le vrai enjeu.

Un petit clip amateur de l'événement OccuponsMontréal d'hier.

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